Claude Capillon
Maire de Rosny-sous-Bois, Président de Grand Paris Grand Est
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Mort au champ d’honneur


 

Jean-Mathieu Michel est décédé à 76 ans tout récemment.

Son tort ? Exercer sa fonction de maire avec passion. A l’instar des quelques 36000 édiles qui administrent les communes de France, il luttait ce jour-là contre les incivilités. En l’occurrence, il s’opposait à un dépôt sauvage de gravas sur sa commune. Un acte banal, trop banal qui a entraîné la mort d’un homme tandis que l’auteur de cet acte le renversait en partant.

Jusqu’où ira-t-on dans l’infamie ? Je n’appelle pas une énième loi pour condamner ces actes ; nous en avons déjà tout un stock !

Elus ou membre de forces de l’ordre tous sont en première ligne face à ces violences. Un agent municipal a récemment été passé à tabac pour avoir fait remarqué à des personnes que la voie publique n’était pas un endroit où uriner et qu’il existait à moins de 100 m des toilettes publiques. On ne peut accepter que les policiers municipaux ou nationaux et les pompiers, entre-autres, soient pris systématiquement pour cibles ou punching-balls. Encore une fois remettons les choses en ordre. Si les forces de police interviennent, c’est qu’il y a menace ou risque. Ils garantissent le respect de la loi pour préserver la liberté (Art. 4.DDHC La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.) et l’unité de la société. Mais ce sont avant tout des concitoyens, pères, mères, sœurs ou frères qui partagent notre quotidien avec les mêmes galères et les mêmes bonheurs.

J’appelle donc à une prise de conscience collective de tous nos concitoyens. Si nous voulons que la mort du Maire de Signes ne soit pas vaine, il faut cesser de commettre les incivilités, il faut prendre nos responsabilités personnelles.

Contrairement à ce que veulent faire croire certains partis extrémistes, une société sans règles ne peut pas fonctionner. Nous avons besoin de règles et de forces de l’ordre pour les faire respecter. Toutefois, dans l’absolu, j’aimerai qu’ensemble, nous soyons collectivement assez matures pour respecter notre environnement et notre cadre de vie. Car, au-delà de l’aspect environnemental qui reste primordial, ce sont des centaines de milliers d’euros, voire des millions, qui sont dépensées chaque année pour lutter contre les incivilités. Autant d’argent qui pourrait être utilisé de bien d’autres manières au service de la collectivité ou simplement économisé.

Cessons de nous dédouaner, cessons de reprocher aux institutions de ne pas résoudre les problèmes que nous provoquons individuellement. Agissons, chacun à notre niveau sans compter sur les autres, pour le bien collectif.

Publié le 07/08/2019

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