Claude Capillon
Maire de Rosny-sous-Bois, Président de Grand Paris Grand Est
www.claudecapillon.fr

  • Articles 2018 / 2019
  • Discours 18 juin 2019

Article précédent
Débarquement de Normandie : la France honore ses ...

Article suivant
C'est l'été à Rosny-sous-Bois !

Discours 18 juin 2019


Le 16 juin 1940, Paul Reynaud, alors président du Conseil, remet sa démission pour laisser sa place au maréchal Pétain.
Cette renonciation marque un tournant de l’histoire de France puisqu’elle incite un général, dont le nom illumine les pages glorieuses de l’histoire de notre pays, à rejoindre l’Angleterre afin de poursuivre le combat et permettre à tout un pays de se relever.
A 22 heures sur les ondes de la BBC, le 18 juin 1940, les Français découvrent une voix rassurante, un formidable message d’espoir et un nom : De Gaulle.
L’appel du Général De Gaulle exhorte les Français à résister, à refuser la défaite, à s’unir dans l’action pour retrouver l’honneur dans le sacrifice et l’espérance.
Ce message touche le cœur des Français et pousse des milliers d’entre eux à combattre pour la liberté et contre les barbaries nazie et fasciste, idéologies mortifères qui ont causé la mort de plusieurs millions de personnes.
Le général de Gaulle dans un sursaut salutaire a fait le pari d’une France généreuse qui refuse de plier le genou face à l’envahisseur. Il a fait le pari de la fraternité plus que de l’individualité et l’histoire lui a donné raison.
La France trahie par le Maréchal Pétain et le gouvernement de Vichy. Poignardée dans le dos les valeurs de la France immortelle, piétinée la devise républicaine : Liberté, Egalité, Fraternité. Pourtant, malgré la trahison la plus vile, celles des siens, de ceux en qui les Français avaient placé la confiance, la France s’est relevée. Grâce au général de Gaulle, grâce à ceux qui ont combattu pour ces valeurs dont nous sommes les héritiers.
On ne compte plus les martyrs des résistants ou des Forces Françaises Libres, le courage de ces hommes et de ces femmes qui ont risqué leur vie par amour pour leur pays ne peut que susciter chez nous le silence de la réflexion et du respect.
Et en cette année particulièrement, à la veille du 80 ème anniversaire de cette date historique, j’ai une pensée pour eux ainsi que pour la mémoire de tous ceux qui ne sont jamais revenus. Je ne peux me taire lorsque je vois l’élan qui pousse certains de nos compatriotes dans les rets d’une droite extrême et identitaire pour qui la fraternité n’a de sens qu’envers ceux qui nous ressemble. Nous sommes bien loin de l’esprit du général de Gaulle qu’il a ensuite insufflé dans la Veme constitution.
Nous devons tous quelque chose à ces soldats des troupes de l’ombre qui avaient, comme arme absolue, foi en la Liberté.
Combien d’entre eux ont payé, par le sacrifice de leur vie ou de celle de leur famille, la liberté dont nous jouissons aujourd’hui ?
Nous sommes tous le produit de nos décisions face à des événements que nous acceptons, ou pas. Ces hommes et de ces femmes ont choisi la résistance au profit d’une certaine idée de la France. Un choix qui les a définis pour l’éternité et qui mérite amplement les commémorations que nous tenons aujourd’hui.
Saluons donc la mémoire des enfants de Rosny-sous-Bois qui ont refusé de ployer la nuque. Rendons hommage à ces résistants qui ont retrouvé avec le Général de Gaulle l’espoir et l’honneur qu’une lutte inégale avait un temps obscurcis, afin de défendre nos valeurs républicaines : liberté, égalité, fraternité.
Au-delà de nos différences, nous sommes les héritiers de l’appel du 18 juin. Telle est la France en laquelle je crois. Telle est la France à laquelle nous appartenons.
Une France capable du meilleur, fidèle à son histoire, à ses racines, à sa culture. Une France de l’audace et de la solidarité qui surmonte ses peurs pour aller de l’avant.
Par cette commémoration, je tenais au nom de mon équipe à rendre hommage à cette volonté de vivre exprimée par le général de Gaulle. J’ai foi dans un futur radieux et je suis prêt à résister pour défendre ces valeurs.
L’appel du 18 juin démontre la puissance de la parole.
Les mots ont en effet le pouvoir de porter secours à une société dans le besoin, de nourrir les espoirs de ceux qui en manquaient et de redonner de la force à ceux qui n’en ont plus.
Mesdames et messieurs, je vous remercie.

Publié le 18/06/2019

Commentaire

Recopiez le code