Claude Capillon
Maire de Rosny-sous-Bois, 1er Vice-Président de Grand Paris Grand Est
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Fin d’Autolib’ : les habitants de banlieue méprisés


Le jeudi 21 juin dernier, le syndicat Autolib’/ Velib’ a acté la fin du service Autolib’. Un gâchis qu’un certain nombre d’élus de petite et grande couronnes ont tenté à maintes reprises de prévenir, dont ceux de Rosny-sous-Bois
 
Alors que le service s’arrêtera à la fin du mois de juiller, ce fiasco est en fait organisé par Paris. La dette est abyssale, on parle en effet de près de 300 000 millions d’euros, mais il était possible de continuer. Forte de plus de la moitié des voix au Bureau, la Maire de Paris a précipité presque unilatéralement la fin du service d’autopartage.
 
Le mandat d’Anne Hidalgo coutera aux Rosnéens, aux séquano-dyonisiens et autres habitants de banlieue. Personne n’aura plus subi la politique de lutte contre les automobilistes que ceux qui avaient un besoin vital d’utiliser leur véhicule pour se rendre à leur travail. Bouchons interminables, blocages permanents, rien ne leur a été épargné.
 
Ce sont ces mêmes populations souffriront le plus de l’arrêt d’Autolib’. Le service a permis à de nombreux couples de se séparer d’une deuxième voiture, a largement facilité les moyens de transports entre la capitale et sa banlieue. Les effets de l’Autopartage étaient bénéfiques à nos populations, pour son côté pratique et écologique.
 
Je regrette donc le vote du 21 juin dernier. Je condamne la façon dont les voix des maires de banlieue ont été méprisées, et par extension la voix des populations qu’ils défendent et représentent. Ce vote auquel nous étions conviés n’était qu’une mascarade visant à entériner une décision prise préalablement entre Paris et le syndicat. Rosny-sous-Bois a marqué sa désapprobation.
 
Désormais, la négociation pour la sortie du service commence. Elle s’annonce longue, difficile, houleuse. Je promets aux Rosnéens de défendre leurs intérêts en veillant coûte que coûte à ce que le partage de la dette se fasse raisonnablement, équitablement, et dans l’intérêt de villes et de populations qui en ont assez d’être prises dans les turpitudes de décisions d’une élue pour qui elles n’ont pas votées.

Publié le 26/06/2018

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