Claude Capillon
Maire de Rosny-sous-Bois, 1er Vice-Président de Grand Paris Grand Est
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Le gaullisme moderne est irréconciliable avec le Front National


Malheureusement, l’histoire se répète. Tout comme en 2002, le Front National est parvenu à atteindre les portes du second tour de cette élection présidentielle, dont le fond a été occulté par les « affaires » et les « coups de com’ ». 

Contrairement à 2002, l’adversaire du Front National n’est pas Jacques Chirac, mais Emmanuel Macron. Un candidat qui a fait irruption sur la scène politique nationale il y a près d’un an en trahissant son « mentor » et en basant sa campagne sur des slogans vides, sur des saillies verbales contradictoires ainsi que sur des promesses démagogues (Emmanuel Macron et l’exonération de la taxe d’habitation : un piège tendu aux Français).

 

Tradition gaulliste et Front National : l’alliance impossible

Je considère toujours, comme je l’avais indiqué dans un précédent billet de blog, que la candidature d’Emmanuel Macron représente une sorte de hold up politique ainsi qu’une future déception pour ses électeurs. Mais pourtant, à titre personnel, je voterai pour le candidat d’En Marche ! au second tour.

En effet, j’appartiens à un gaullisme humaniste et moderne, inconciliable avec un parti dont le programme implique la remise en cause de nos droits fondamentaux, la menace de nos institutions républicaines, la peur de l’autre, un protectionnisme économique dangereux…

Le Front National ne fait que proposer de vieilles recettes qui ont prouvées leurs limites. En outre, quand on compare le programme de Marine Le Pen et celui de Jean-Luc Mélenchon, j’y trouve de nombreux points communs et incompatibles avec mes valeurs et les combats que je mène.

Mon vote pour Emmanuel Macron n’est pas un vote par conviction. Cependant, ma priorité est aujourd’hui de faire barrage au Front National, rejoignant en tout point l’intervention de François Baroin ce matin sur Europe 1 : « L'immense majorité de la famille gaulliste a toujours été un adversaire déterminé du Front national, il n'y a aucune ambiguïté là-dessus, nous ne voulons pas de Marine Le Pen à la tête du pays (…) Personne à droite ne veut de Marine Le Pen à la tête du pays ».

 

La poussée de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen : un signal d’alarme démocratique

Pour la première fois dans l’histoire de la Vème République, aucun des deux grands partis traditionnels n’est présent au second tour des présidentielles. A cette alerte, nous pouvons ajouter la poussée électorale de Jean-Luc Mélenchon ainsi que celle de Marine Le Pen.

Ce résultat doit constituer pour la sphère politique nationale un électrochoc démocratique. Une grande partie des Français, à force de promesses électorales non tenues et d’espoirs déchus, sont aujourd’hui tentés par un vote extrême afin d’exprimer leur mécontentement.

Afin de permettre à la politique de retrouver ses lettres de noblesse, afin de redonner l’espoir nécessaire aux Français pour affronter les défis auxquels nous devrons collectivement faire face, afin que notre pays retrouve la voie de la prospérité, il est grand temps que les responsables politiques nationaux prennent la mesure de la situation.

En tant qu’élu local, il me semble qu’une des solutions les plus efficaces afin de renouer un lien de confiance avec nos concitoyens est la proximité.

Une proximité qui démontre que le personnel politique n’est pas hors sol, mais qu’il est en phase avec les problèmes quotidiens et les attentes des Français.

Une proximité qui permettrait à nos compatriotes de constater que leurs représentants sont à l’écoute et qu’ils considèrent chaque situation comme étant singulière.

Une proximité, enfin, qui leur permettrait de s’éloigner des querelles partisanes qui, on l’a constaté lors de cette campagne, dégradent significativement l’image de la politique au sens noble du terme.

Publié le 24/04/2017

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