Claude Capillon
Maire de Rosny-sous-Bois, 1er Vice-Président de Grand Paris Grand Est
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En route pour 2017 avec une droite unie et réformatrice


Sorti vainqueur d’un combat de chapelles, d’un affrontement idéologique et stratégique, d’un duel programme contre programme, François Fillon a été élu, hier, comme le candidat de la droite et du centre pour l’élection présidentielle de 2017. Une victoire surprise mais néanmoins éclatante, avec plus de 66% des voix au second tour contre son rival Alain Juppé, faisant pourtant figure le grand favori au début de la primaire.

Le dénouement de ce second tour me permet de souligner le très grand succès de cette première primaire pour notre famille politique, avec près de 4,5 millions de participants pour le 2nd tour, et plus de 2 200 électeurs qui se sont rendus aux urnes rien qu’à Rosny-sous-Bois. Je tiens également à féliciter Thierry Solère ainsi qu’Anne Levade pour l’organisation de cette élection qui s’est  très bien déroulée et restera comme un succès. 

Le soutien que j’ai apporté à ce dernier dès le début a été déçu ce dimanche 27 novembre 2016. J’avais pris position rapidement, convaincu que sa ligne de rupture avec le quinquennat actuel de François Hollande était la plus adaptée pour notre pays.

J’avais exprimé, durant l’entre-deux tours, mes questionnements sur la faisabilité/le pragmatisme du programme de François Fillon, ainsi que sur la manière de l’appliquer.

Aujourd’hui, il n’est plus question de s’interroger. Lors de l’annonce de mon soutien à Alain Juppé, j’avais déjà annoncé que le nom qui sortira des urnes le 27 novembre serait celui de la personne que je supporterai lors des élections présidentielles. Mon soutien au candidat de la droite et du centre est donc total. J’aspire à l’unité entière des militants et des élus derrière son projet qui doit nous permettre de placer à nouveau nos idées et ainsi que nos valeurs au pouvoir. La France et les Français en ont besoin, la fonction présidentielle également.

Cependant, cet appui inconditionnel ne doit pas, et ne peut pas, mettre de côté les enseignements que cette primaire n’a pas manqué de faire ressortir.

Le premier est le positionnement actuel de la droite française. Originellement modérée, socialement consciente, elle s’est un peu durcie ces dernières années. Plusieurs explications à cela : le discours de Nicolas Sarkozy qui a depuis son retour en politique affermit ses positions, les attaques terroristes dont notre pays a été victime ces dernières années, un contexte économique très contraint et un climat de défiance historique contre les hommes politiques de droite comme de gauche favorisant le populisme du Front national.

François Fillon devra donc rassembler les troupes, celles d’une droite centriste et modérée qu’incarnait Alain Juppé, celles fidèles à Nicolas Sarkozy, et les siennes autour d’une idée commune.

Ce ne sera pas le moindre de ses défis, mais la victoire en 2017 est à ce prix.

Le second enseignement est le besoin de probité, d’éthique et de constance que les électeurs appellent de leurs vœux. Echaudés par les très nombreuses affaires judiciaires, les français veulent de la respectabilité, valeur inhérente à la fonction présidentielle. François Fillon, faisant preuve de probité à la fois dans son programme, mais également dans son attitude, a aussi été choisi pour son parcours sans faute.

Le troisième et dernier enseignement est que la France en a assez. Assez d’une génération d’hommes et de femmes politiques présents aux plus hauts postes depuis des décennies sans résultats positifs concrets, assez des vieilles pratiques, des vielles ficelles, et assez de l’incapacité à enfin combattre le chômage de manière efficace. Ils ont besoin de renouveau.

En bref, les Français en ont assez de ces politiques publiques impuissantes à lutter contre la morosité économique et sociale, à oser avoir le courage de réformer notre pays déclinant sur la scène internationale. Ce sont les partis extrêmes qui se nourrissent de ces insatisfactions, de ces frustrations, de ces colères, et ce sont les partis extrêmes qui, une fois au pouvoir, risquent de plonger la France dans la faillite. 

François Fillon devra rassurer les déçus et les sceptiques, les emmener avec lui, engager un dialogue constructif, pour faire de la dynamique créée depuis  maintenant un peu plus de deux semaines une vague puissante qui portera la droite et le centre vers l’Elysée et la majorité parlementaire en 2017.

Le redressement de notre pays en dépend, le niveau de vie des Français y est étroitement lié, et je soutiens François Fillon pour y parvenir. 

Publié le 28/11/2016

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