Claude Capillon
Maire de Rosny-sous-Bois, 1er Vice-Président de Grand Paris Grand Est
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Viry-Châtillon : Il est aujourd’hui nécessaire de réaffirmer l’autorité de la République


« Là on veut vraiment tuer des fonctionnaires de police ». Ces mots, ce sont ceux prononcés par l’un des policiers victime de l’attaque à Viry-Châtillon samedi. Comment peut-on accepter que les délinquants n’aient plus peur ni des forces de l’ordre, ni de la justice ? Comment peut-on supporter que des hommes et des femmes chargés de faire respecter les lois de la République puissent être bloqués dans un véhicule afin d’y mettre le feu ?

Je condamne fermement l’acte ignoble qui s’est déroulé à Viry-Châtillon. Il est aujourd’hui impératif de mettre en place des peines exemplaires. Il est indispensable que les discours politiques s’accompagnent d’actes concrets, afin que la peur change de camp. Il est primordial de protéger les fonctionnaires de police qui rencontrent aujourd’hui de nombreuses difficultés sur le terrain, en plus des missions supplémentaires qui leurs sont attribuées dans le cadre du plan Vigipirate alerte attentat. 

Il est temps d’agir et mettre fin au sentiment d’impunité que peuvent ressentir les délinquants et les criminels sévissant sur le sol français. Il est temps d’agir avant que le laxisme judiciaire ne décourage définitivement les fonctionnaires de police. Il est temps d’agir afin de défendre ces hommes et ces femmes qui assurent au quotidien, et sur le terrain, la protection de tous nos concitoyens. 

Cette urgence doit être prise avec d’autant plus de sérieux que nous ne pouvons laisser s’instaurer des zones de non-droit dans l’hexagone. Il est inconcevable d’imaginer que les habitants de certains quartiers puissent se voir privés de l’accès aux lois de la République à cause d’une minorité de criminels sans foi ni loi. Je ne peux pas imaginer que des enfants puissent grandir dans des quartiers où les malfaiteurs peuvent agir en toute impunité, et ce sans se cacher.

C’est pourquoi la République doit venir en soutien des fonctionnaires qui font respecter ses lois quotidiennement. La France et son gouvernement ont l’obligation de redevenir un appui sur lequel les forces de l’ordre peuvent s’appuyer en cas de crise.

Cette réaffirmation de l’autorité étatique, il faudra l’assumer quelques soient les montées de boucliers des politiciens les plus frileux de ce pays, qui sans forcément en avoir forcément conscience, nourrissent le sentiment d’impunité que peuvent éprouver les criminels. Ce sont d’ailleurs souvent les mêmes qui ne connaissent pas la réalité du terrain, et qui, afin de servir leurs stratégies politiciennes, créent un amalgame entre sécurité et intolérance.

Ainsi, si l’éducation et la prévention constituent les principaux piliers sur lesquels s’appuient mon mandat de maire, la sécurité est nécessaire afin de punir les actes répréhensibles par la loi. C’est pourquoi je réaffirme mon soutien inconditionnel aux fonctionnaires de police. C’est d’ailleurs pourquoi, le budget de la police municipale, avec celui de l’éducation, seront les seuls à ne pas diminuer de tout mon mandat. Ce choix s’est par exemple traduit cette année par l’achat de 4 véhicules et des nouveaux écrans de vidéo protection.

Malgré les circonstances tragiques et alarmantes, le gouvernement repousse une nouvelle fois les limites de la déception (devait-on réellement s’attendre à autre chose ?). En visite au chevet des policiers blessés lors du guet-apens, ni le Premier ministre ni le ministre de l’Intérieur n’ont annoncé de nouvelles mesures. Pire encore, ce dernier qualifie de « sauvageons » (à la manière d’un petit enfant que l’on gronde d’avoir sauté à pieds joints sur le canapé) les lâches assassins dont l’une des victimes est encore actuellement entre la vie et la mort.

Publié le 11/10/2016

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