Claude Capillon
Maire de Rosny-sous-Bois, 1er Vice-Président de Grand Paris Grand Est
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Pour une droite humaniste et libérale : AJ! 2017


Il y a quelques mois, j’annonçais mon soutien à Alain Juppé pour les primaires des Républicains, dont le premier tour se déroulera le 20 novembre prochain. Des 7 candidatures actuellement enregistrées auprès de la Haute Autorité, le maire de Bordeaux mène une campagne et des propositions qui rejoignent le plus la vision que je me fais de la France, de son identité, de ses valeurs mais également des solutions à apporter aux problématiques contemporaines.

 

En effet, tout comme Alain Juppé je souhaite porter l’étendard d’une droite humaniste et libérale, qui place au rang de ses priorités le travail, l’éducation et la tolérance. Au vu des crises socioéconomiques mais également des tensions politiques et internationales qui secouent l’actualité, il me semble que ces bases doivent être particulièrement renforcées afin de pouvoir bâtir un projet commun et ambitieux.

 

Pragmatique sur le plan économique, Alain Juppé ne s’embourbe pas dans les mensonges afin d’exposer ses promesses. Les Français veulent des réformes, et c’est ce que j’entends quotidiennement. L’ancien Premier ministre en est conscient, quitte à prendre des mesures impopulaires mais nécessaires afin de redresser l’état des finances publiques mais également rehausser le niveau de vie de la population.

 

Le candidat vers lequel se porte mon choix est celui qui possède la stature d’un chef d’Etat la plus probante. Ayant côtoyé les plus hautes sphères du pouvoir en tant que Premier ministre, ayant dirigé cinq autres instances ministérielles, il a également su redorer le blason et redynamiser l’attractivité de Bordeaux ainsi que celle de son agglomération.

 

A la tête de nombreuses institutions, l’édile de Bordeaux a su faire face à de nombreuses problématiques tant locales que nationales, et a ainsi pu connaître la France et ses habitants mieux que personne. Puisque je rejoins l’idée de Diderot selon laquelle « L’expérience est la mémoire de beaucoup de choses », Alain Juppé représente une candidature basée à la fois sur la raison mais également sur la pratique, deux valeurs primordiales afin de trouver des solutions viables qui ont pour objectif l’intérêt général.

 

Loyal à son engagement, loyal aux idées que je partage, il me semblait donc évident d’orienter mon soutien vers Alain Juppé.

 

Comme je l’affirmais dans un billet de blogle 29 avril dernier : « Si j’affiche clairement ma préférence pour la candidature d’Alain Juppé, je tiens à rappeler que les primaires consistent à opposer les différents cadres d’une même couleur politique. Cette compétition électorale semble d’autant plus complexe que les individus en lice doivent se démarquer tout en restant dans une même communauté idéologique. Nous devons nous garder d’entamer une « guerre » des égos, en dépit de l’augmentation des tensions que nous constaterons inéluctablement dans les prochains mois ».

 

Or, je constate déjà que dans les délégations locales mais aussi au niveau national, que les différents candidats se lancent dans une bataille dont les attaques à l’encontre de leur propre parti semblent plus virulentes que celles dirigées contre nos vrais adversaires : la gauche. N’oublions pas que si l’inertie due aux « luttes d’égo » remporte la bataille, ce seront les Français qui en paieront le prix.

 

Par conséquent, je me rallierai au vainqueur des primaires de novembre , même s’il ne s’agit pas du candidat vers lequel ma préférence penche. C’est sous l’étiquette URAM qui réunit les partis de droite et du centre que j’ai été élu par les Rosnéens, je ne trahirai pas mon engagement.

 

Quoi qu’il advienne, mon vœu principal est le suivant : une fois élu(e), le nouveau président (ou la nouvelle présidente) devra restaurer toute la splendeur, le prestige et le respect lié à la fonction présidentielle. Le président de la République est le « premier des Français » et en tant que tel, nous ne pouvons-nous dérober à une des considérations particulières évoquées ci-dessus.

 

Cette position peut paraître élitiste, mais un président de la République ne peut pas être « normal ». Il symbolise à lui seul, durant l’exercice de son mandat, des centaines d’années d’histoire, de luttes, de valeurs et d’identités. Il représente des intérêts, une vision du monde et plus de 65 millions d’habitants. Le président prend près d’une centaine de décisions par jours, avec une signature qui impacte parfois la vie de millions de concitoyens, d’une nation, voire d’un continent. C’est pour toutes ces raisons que lorsque le candidat François Hollande a promis, en 2012, d’être un « président normal », il a lâché son premier mensonge.

 

La France a besoin d’un président qui puisse assumer ses fonctions avec pragmatisme pour la sortir de l’ornière dans laquelle elle s’embourbe de plus en plus. J’ai choisi Alain Juppé car c’est un homme expérimenté, honnête et déterminé qui consacrera les 60 mois de son mandat à préparer la France à relever les défis du futur sans se préoccuper principalement de ses propres ambitions partisanes. 

Publié le 05/10/2016

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