Claude Capillon
Maire de Rosny-sous-Bois, 1er Vice-Président de Grand Paris Grand Est
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Nouvelle hausse spectaculaire des chiffres du chômage : la faute à pas de chance ? Ou celle du gouvernement ?


Lors d’un déjeuner avec des dirigeants et des salariés de Michelin, le 18 avril 2014, François Hollande fanfaronnait : « Si le chômage ne recule pas d’ici à 2017, je n’ai aucune raison d’être candidat à un deuxième mandat ».

 

Lundi 26 septembre, à 18 heures, je suis en réunion avec des commerçants rosnéens lorsque les chiffres du chômage sont publiés : « forte hausse en France avec 50 200 demandeurs d’emploi en plus (+ 1,4%) »

 

Ainsi donc, la stratégie socialiste visant à créer des centaines de milliers de contrats de formation afin de faire baisser (de manière artificielle) les chiffres du chômage, ne suffit même pas à cacher l’imposture gouvernementale. Et pourtant, en juillet dernier, la ministre du Travail Myriam El Khomri espérait qu’on lui déroule le tapis rouge après avoir annoncé la baisse de 19 000 personnes inscrites en catégorie A (50 200 demandeurs d’emplois supplémentaires en août… Constatez l’envergure de la victoire !).

 

Aujourd’hui, le cuivre des trompettes de la gloire gouvernementale semble plus rouillé que jamais puisque le total de demandeurs d’emplois de catégorie A en France métropolitaine est de 3 556 880 personnes. Madame la Ministre aura-t-elle l’indécence d’aller à la rencontre de ces demandeurs d’emplois qui se retrouvent bien souvent confrontés à des difficultés sociales et économiques afin de leur annoncer, comme en février 2015, que « ça va mieux » ? Ou encore, de recycler sa déclaration laconique sur Twitter : « Le nombre de chômeurs sans activité connaît une hausse significative en août mais la tendance sur 12 mois reste bonne. Ns restons mobilisés » ?

 

Cette nouvelle hausse du chômage en août, Myriam El Khomri l’impute à la crise du secteur touristique, en février, c’était de la faute à la « bascule », mai 2016, la faute de la grève… Bref, pas facile d’être ministre du travail.

 

Non content de toucher plus de 50 000 personnes, la fulgurante ascension des chiffres du chômage en aout a touché toutes les catégories d’âge de la population : les moins de 25 ans (+2,3% d’inscrits), les 25-49 ans (+1,3%) et (+1,2%) en ce qui concerne les plus de 50 ans.

 

En bref : il s’agit de la plus forte hausse du chômage depuis janvier 2013, alors même que l’équipe de François Hollande devait inaugurer un site appelant à sa candidature. Au vu des circonstances, le candidat Hollande a décidé de reporter l’ouverture au lendemain.

 

Invité à s’exprimer sur les ondes de BFMTV, le secrétaire d’Etat Jean-Marie Le Guen nous a exposé son point de vu : « je ne crois pas qu’on puisse décider d’une candidature sur le seul critère du chômage ».

 

De mon côté, je suis persuadé que les citoyens français ont une bonne mémoire et qu’ils se souviennent de cette phrase prononcée le 6 novembre 2014 sur TF1 : « Si je n’y parvenais pas à la fin de mon mandat (à inverser la courbe du chômage), vous pensez que j’irai devant les Français en leur disant : « ben voilà, je n’y suis pas arrivé pendant cinq ans, mais je vous promets que les cinq prochaines années, je vais y parvenir ». Ça ne marche pas comme ça. Les Français seraient implacables et ils auraient raison ».

 

A l’aune des récents évènements et des résultats risibles (s’ils n’étaient pas aussi néfastes pour le quotidien de millions de Français) du gouvernement Valls, cette déclaration sonne comme un appel à l’alternance. 

Publié le 28/09/2016

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