Claude Capillon
Maire de Rosny-sous-Bois, 1er Vice-Président de Grand Paris Grand Est
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François Hollande : seul à la tête de l’Elysée, cerné pour la course à la présidence


L’isolement de l’actuel Président atteint des sommets dans l’histoire de la Ve République. En deux semaines, François Hollande a vu trois de ses anciens ministres (Benoît Hamon, Cécile Duflot et Arnaud Montebourg) se lancer dans la course à sa propre succession, et a dû accepter la démission d’Emmanuel Macron dont les ambitions présidentielles ne font aucun doute.

Isolé politiquement sur sa droite comme sur sa gauche, François Hollande porte aujourd’hui seul, avec Manuel Valls, la responsabilité de l’échec de son mandat.

« Le rassemblement, c'est un très beau mot, c'est une très belle idée mais il faut y mettre des faits. Le rassemblement, c'est quand on parle au peuple de France, à tous les Français. Je ne suis pas l'homme d'un parti, je ne parle pas à la gauche" ». Ces propos, ce sont ceux que François Hollande tenaient face à Nicolas Sarkozy durant le débat de l’entre-deux tours en 2012. Au regard des évènements récents, il est amusant de constater que ce candidat, donnant des leçons sur le rassemblement, sera quelques années plus tard esseulé dans son propre camp, et qu’il ne saura même pas unir son équipe gouvernementale.

Ostracisé sur la route des présidentielles, François Hollande est pourtant déjà tout à sa campagne pour 2017. Eh Ho Président, il vous reste un an de mandat ! Il faut un capitaine pour le peuple, et non un capitaine de pédalo ! Un chef d’Etat doit avoir pour objectif principal de guider son pays vers la satisfaction de l’intérêt général.

Cette ambition aveugle ne doit pas faire oublier à François Hollande que les Français ne vont pas mieux : durant son mandat, les chiffres du chômage ont dépassé la barre symbolique des 10%, ce qui représente plus de 3 500 000 demandeurs d’emplois, et la pauvreté touche 14% de nos concitoyens ! D’ailleurs, ce déclin se concrétise par le fait que la France n’est plus la 5ème puissance économique mondiale, mais la 6ème (voire même la 9ème si nous prenons en compte la parité de pouvoir d’achat !).

Dans une ambiance de fin de règne, durant laquelle les démarches personnelles issues de son propre camp éclatent au grand jour reléguant au second rang tout esprit de loyauté, le Président paraît indifférent face à ce délaissement ainsi qu’à la détresse des citoyens qui attendent des réformes.

Le 3 mai 2012, lors d’un discours prononcé à Toulouse, François Hollande assénait avec fierté : « Il y a une justice : quand on a été le Président de l’échec, on ne peut pas être le candidat de l’espoir ». Pour une fois, je pense que les Français seront d’accord avec lui, et qu’ils garderont de son mandat un bien mauvais souvenir. Pour être candidat à sa propre réélection, il faut au moins deux choses : une opinion publique favorable et des résultats probants. Force est de constater que l’actuel Président ne possède ni l’un, ni l’autre. 

 

 

Source photo : Maxppp

Publié le 01/09/2016

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