Claude Capillon
Maire de Rosny-sous-Bois, 1er Vice-Président de Grand Paris Grand Est
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Fin de deuil national, minute de silence et reconstruction


Mesdames, Messieurs, Chers Collègues,

 

J’aurai aimé ne pas prononcer ce discours.

Je croyais que tout avait été dit pour condamner la violence aveugle. Je savais que le pire pouvait se reproduire mais je n’avais pas envie d’y croire.

Et pourtant, ce jeudi 14 juillet, le terrorisme aveugle de Daesh a encore frappé la nation en plein cœur à l’occasion de la célébration nationale.

Je pense à cette ville de Nice, et aux milliers de personnes qui n’avaient qu’un souhait, passer un bon moment et de bonnes vacances.

Je pense à toutes les personnes qui ont été tuées,

Je pense à tous les blessés,

Je pense à toutes les familles des victimes,

Je pense à ces enfants, à ces femmes, à ces familles, à cette horreur qu’ont pu vivre des milliers de familles.

C’est une nouvelle confirmation, la France et les Français sont encore la cible de l’organisation terroriste.

Nous sommes encore une cible parce que nous résistons, nous le sommes par les libertés que  nous garantissons, nous le sommes à cause de notre mode de vie, de notre culture.

Doit-on renoncer à tout ça ?

Je ne le crois pas. Si on le faisait, ce serait comme abandonner la mémoire de tous les innocents assassinés. Je crois qu’il nous faut résister, sans fanfaronnade car la menace est toujours présente. A elle seule, elle justifie les mesures de précaution que nous prenons au quotidien et qui parfois contraignent les Rosnéens.

Pourtant, Je crois qu’il faut résister au quotidien sans arrogance avec humilité face à la menace qui plane sur nous. Résister, c’est continuer à vivre, à vivre comme on le souhaite. Résister, c’est rendre concret notre belle devise : Liberté, Egalité, Fraternité.

Pourtant, nous aussi pouvons lutter contre le phénomène.

Tout d’abord en continuant à s’ouvrir aux autres, à nous enrichir par leur différence, parce que le repli sur soi n’a jamais rien engendré d’autre que la haine du voisin. Ensuite, nous pouvons agir en luttant ouvertement contre toute atteinte aux valeurs républicaines, en dénonçant la radicalisation. Enfin, comme je le disais précédemment, il faut continuer à vivre…

Je voudrais conclure sur une note d’espoir et rappeler que nous avons de la chance de vivre en France, nous avons de la chance de pouvoir nous plaindre des petites tracasseries du quotidien.

Je suis français, et j’en suis fier. C’est pourquoi, je continuerai à me dresser à vos côtés malgré le danger.

Nous devons continuer la vie même s’il est tout à fait normal d’avoir des craintes et d’être méfiants. Le capitaine Guynemer, héros de l’aviation française avait une devise qui me semble appropriée : « Faire Face ». Car nous devons continuons ensemble à faire face à nos obligations.

Avant de conclure, j’aimerai que nous terminions par une minute de silence en hommage aux victimes du 14 juillet mais aussi celles des précédents attentats ainsi que pour leurs familles.

Je vous remercie.

Publié le 19/07/2016

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