Claude Capillon
Maire de Rosny-sous-Bois, 1er Vice-Président de Grand Paris Grand Est
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76ème anniversaire de l’appel du 18 Juin 1940


Mesdames et Messieurs les élus,

Mesdames et Messieurs les anciens combattants,

Mesdames, Messieurs,

Chers amis,

 

Je vous remercie d’être venus nombreux, nous faire l’honneur de votre présence en cette journée hautement symbolique, afin de commémorer le 76ème anniversaire de l’appel du 18 juin 1940.

 

Il y a 76ans de cela, un jeune général de l’armée française, dont le nom allait s’inscrire dans les pages glorieuses de notre histoire, lançait depuis Londres un formidable message d’espoir au peuple français. Un discours de lutte historique sur les ondes de la BBC.

 

Notre pays, battu, humilié, occupé par les soldats nazis, avait déjà dans son cœur un mot, une valeur : Résistance !

 

A 22heures, le 18 juin 1940, les Français ont découvert une voix rassurante, une diction admirable et un nom qui reste encore aujourd’hui l’emblème de cette résistance : de Gaulle.

 

Car cet homme, en ce 18 juin 1940, n’était pas seul ! Non ! Il était le premier qui appela à ne pas cesser le combat contre l’Allemagne nazie.

 

Un appel qui sut atteindre le cœur des Français ! Un discours fondateur pour la Résistance.

 

D’ailleurs, il n’a pas tardé à être rejoint par celles et ceux qu’animait un même désir de voir notre pays libéré du joug de l’occupant, délivré de la barbarie nazie. Une idéologie d’une sauvagerie extrême, qui a ôté la vie à plus de cinquante millions de personnes.  Une théorie d’une cruauté sans précédent, qui symbolise aujourd’hui ce que les hommes peuvent faire de plus inhumain.

 

Pour des millions d’hommes et de femmes, le combat ne faisait que commencer. Point d’uniforme pour ces soldats des troupes de l’ombre, mais une arme absolue : la foi en la Liberté.

 

Combien de ces soldats de la clandestinité ont payé, par le sacrifice suprême de leur vie, ainsi que de celle de leur famille, cette liberté que nous goûtons aujourd’hui ?

 

Comment ont-ils pu trouver la force de lutter contre la folie nazie, si ce n’est en puisant au plus profond de l’âme française : le rejet de toute forme d’esclavage ?

 

Leur courage face à la torture, ou à la mort planifiée des camps de concentration, a fait de ces combattants des modèles d’abnégation pour les générations futures.

 

En disant cela, je pense bien évidemment aux illustres personnages de notre histoire, tel que Jean Moulin, qui mourra des supplices infligés par la Gestapo de Lyon, préférant donner sa vie, plutôt que de sacrifier sa nation.

 

Mais je pense également à tous ces héros anonymes bravant tous les dangers, qui se sont battus en fonction de leurs moyens propres, grâce à qui nous vivons aujourd’hui dans un pays Libre et démocratique.

 

Rendons hommage ce soir à ces résistants, qui ont retrouvé avec le général de Gaulle, à la fois l’espoir et l’honneur qu’une lutte inégale avait un temps obscurcis.

 

Saluons aussi et surtout la mémoire des enfants de Rosny-sous-Bois qui se sont engagés pour défendre leur liberté.

 

Ils ont trouvé la force et le courage de lutter et de défendre nos valeurs républicaines : Liberté, Égalité, Fraternité.

 

Au-delà de tous clivages, nous sommes toutes et tous, par-delà nos différences sociales, culturelles, religieuses ou philosophiques, les héritiers de cet appel du 18 juin.

 

Telle est la France à laquelle je crois. Telle est la France à laquelle nous appartenons.

 

Une France capable du meilleur, fidèle à son histoire, à ses racines, à sa culture. Une France de l’audace et de la solidarité, qui surmonte ses peurs et se dépasse pour aller de l’avant.

 

Puisse la France se souvenir à jamais du sang versé par ses enfants au nom de sa Liberté et de sa paix.

 

Par cette cérémonie de commémoration de l’appel du 18 juin, je tenais au nom de mon équipe et de l’ensemble du conseil municipal à saluer cette renaissance, cette volonté de vivre exprimée par le général de Gaulle à un moment où l’avenir de notre pays, incitait plus à la résignation, qu’à la reconquête.

 

Il est primordial, pour la mémoire collective, que ces commémorations se perpétuent. Il est indispensable que nous tirions des leçons du passé, pour ne plus laisser se reproduire l’inacceptable. Il est obligatoire de garder à l’esprit la figure du général de Gaulle, emblème du courage et de la Résistance.

 

C’est cette volonté de résister, de lutter contre l’intolérable, qui doit constituer le phare pour nous guider vers un avenir meilleur.

 

Je dis cela, car nous sommes en des temps troubles, où une poignée de fanatiques tente de mettre la France, et le monde, à genoux. Une infime partie de la population aveuglée par une idéologie qui ne prône que la haine ainsi que le repli sur soi, et dont la seule source de motivation est l’ignorance.

 

Je pense ici bien évidemment aux tragédies qui ont frappé Paris et sa banlieue depuis l’année dernière.

 

En attaquant des cibles aussi diverses qu’une rédaction journalistique, une salle de concert, un supermarché casher, les terrasses de cafés, les forces de l’ordre,… ce n’est pas une idée politique, une religion en particulier ou une classe sociale bien définie que ces barbares ont voulu mettre à terre.

 

Non, c’est bien la France dans toute sa diversité, dans toute sa richesse, que ces sauvages ont espéré atteindre.

 

Se réunir comme nous le faisons aujourd’hui, c’est prouver aux terroristes que nous, Français, n’avons pas peur. Que nous, Français, ne nous laissons plus intimider par une dictature qui souhaite voir périr les valeurs républicaines. Que nous, Français, combattrons jusqu’au bout pour un avenir plus sûr et tolérant, inspiré des valeurs défendues par nos aînés.

 

Permettez-moi à présent au nom de tous les habitants de Rosny-sous-Bois, de vous exprimer, à vous anciens combattants, à vous témoins de cette époque, le sentiment de notre sincère reconnaissance.

 

Merci pour votre engagement personnel et pour votre participation active à la libération de notre territoire, de notre ville et à la victoire du monde libre sur les forces nazies.

 

Je souhaiterais finir mon intervention en rappelant ces paroles de Charles de Gaulle, qui, au lendemain de son appel, écrivait :

 

« Penché sur le gouffre où la patrie a roulé, je suis son fils qui l’appelle, lui tient la lumière, lui montre la voie du salut.

Beaucoup, déjà, m’ont rejoint.

D’autres viendront, j’en suis sûr ! Maintenant, j’entends la France me répondre. Au fond de l’abîme, elle se révèle, elle marche, elle gravit la pente. »

 

Je souhaiterais remercier le général de Gaulle, au pied de cette stèle, pour son action qui guide aujourd’hui nos pas. J’aimerais également lui affirmer que nous saurons être dignes de l’héritage qu’il nous a légué, ainsi que de son amour inconditionnel pour la France.

                          

Mesdames et Messieurs, je vous remercie.

Publié le 18/06/2016

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