Claude Capillon
Maire de Rosny-sous-Bois, 1er Vice-Président de Grand Paris Grand Est
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Un maire à la primaire : pourquoi je soutiens Alain Juppé


Le 31 mars dernier, j’annonçais officiellement mon soutien à Alain Juppé dans le cadre des primaires des Républicains qui se dérouleront en novembre 2016. Des 11 candidats actuellement en lice, le maire de Bordeaux est le plus proche de la vision que je me fais de la France, de son identité, de ses valeurs et des solutions à apporter aux problématiques contemporaines.

Selon moi, la tolérance, le travail et la primauté de l’éducation constituent les valeurs phares qui éclaireront notre chemin vers un avenir plus sûr. Ces bases doivent être particulièrement consolidées dans un contexte qui, comme aujourd’hui, est soumis à l’incertitude et aux crises (aussi bien politiques, sociales, qu’économiques…). En bref, tout comme Alain Juppé, je souhaite porter l’étendard d’une droite humaniste et libérale.

Le candidat vers lequel se porte mon choix semble être celui qui possède également la stature d’un chef d’Etat la plus probante. Ayant côtoyé les plus hautes sphères du pouvoir en tant que Premier ministre, ayant dirigé cinq autres instances ministérielles, il a également su redorer le blason et redynamiser l’attractivité de Bordeaux et de son agglomération.

Loyal à son engagement, loyal aux idées que je partage, il me semblait donc évident d’orienter mon soutien vers Alain Juppé.

Les attaques à répétition visant à embrayer l’élan d’enthousiasme qui accompagne le candidat Alain Juppé sont répétitives et ne font guère preuve d’originalité. C’est précisément parce qu’elles sont prévisibles que je prends le temps d’y répondre ici. Condamné il y a près de 15 ans à 12 mois d’inégibilité, l’actuel maire de Bordeaux a purgé sa peine et ne s’embourbe pas dans le déni de ses erreurs passées et a su tirer les leçons de cette sanction.

Quand certains n’ont plus la rationalité de juger un(e) candidat(e) en fonction de ses projets, ils l’attaquent d’une manière bien moins intègre : en mobilisant les arguments ad hominem, et plus particulièrement ceux qui touchent à  la question de l’âge. Mais loin de former un handicap, les 70 ans d’Alain Juppé constituent peut-être une de ses principales qualités. Représentant du peuple français depuis 30 ans, que ce soit en tant que ministre, député, maire, président d’agglomération,… l’édile de Bordeaux a su faire face à de nombreuses problématiques et a pu connaître la France et ses habitants mieux que personne. C’est pourquoi il semble ainsi plus à même afin de trouver des solutions viables qui ont pour objectif l’intérêt général. Comme Léonardo de Vinci l’affirmait, « La sagesse est fille de l’expérience ».

Si j’affiche clairement ma préférence pour l’une des candidatures, je tiens à rappeler que les primaires consistent à opposer les différents cadres d’une même couleur politique. Cette compétition électorale semble d’autant plus complexe que les individus en lice doivent se démarquer tout en restant dans une même communauté idéologique.

Nous devons nous garder d’entamer une « guerre » des égos, en dépit de l’augmentation des tensions que nous constaterons inéluctablement dans les prochains mois. Nous ne devons pas perdre de vue que nous sommes élus pour le bien commun, et non pour satisfaire notre orgueil personnel. C’est ce que nous pouvons d’ailleurs déplorer aujourd’hui dans les rangs du gouvernement. Mais il convient également de regarder la réalité en face : la droite a également été rongée par des batailles fratricides dues à des pulsions individualistes. N’oublions pas que si l’inertie remporte la bataille, ce sont les Français qui en paient le prix.

Par conséquent, quels que soient les résultats de novembre prochain, je me rallierai tout naturellement au candidat qui sortira vainqueur de ces primaires. C’est sous l’étiquette URAM qui réunit les partis de droite et du centre que j’ai été élu par les Rosnéens, je ne trahirai pas mon engagement.

Bien évidemment, cette primaire vise à insuffler une dynamique de lancement vers les présidentielles de mai 2017. Quoi qu’il advienne, mon vœu principal est le suivant : une fois élu(e), le nouveau président (ou la nouvelle présidente) devra restaurer toute la splendeur, le prestige et le respect lié à la fonction présidentielle. Le président de la République est le « premier des Français » et en tant que tel, nous ne pouvons-nous dérober à une des considérations particulières évoquées ci-dessus.

Cette position peut paraître élitiste et je peux le comprendre. Mais un président de la République française ne peut pas être « normal ». Il symbolise à lui seul, durant l’exercice de son mandat, des centaines d’années d’histoire, de luttes, de valeurs et d’identités. Il représente des intérêts, une vision du monde et plus de 65 millions d’habitants. Le président prend près d’une centaine de décisions par jours, avec une signature qui impacte parfois la vie de millions de concitoyens, d’une nation, voire d’un continent. C’est pour toutes ces raisons que lorsque le candidat François Hollande a promis, en 2012, d’être un « président normal », il a lâché son premier mensonge.

La France a besoin d’un président qui puisse assumer ses fonctions avec pragmatisme pour la sortir de l’ornière dans laquelle elle s’embourbe de plus en plus. J’ai choisi Alain Juppé car c’est un homme désintéressé et déterminé qui consacrera les 60 mois de son mandat à préparer la France à relever les défis du futur sans se préoccuper de sa réélection. 

Publié le 29/04/2016

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