Claude Capillon
Maire de Rosny-sous-Bois, 1er Vice-Président de Grand Paris Grand Est
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Scandaleuse affiche de la CGT contre la police


 

Afin de faire face à son déclin progressif et se racheter une « image de marque » entachée par les scandales à répétition, la CGT a sorti une affiche montrant une matraque sur un insigne de CRS à proximité d’une flaque de sang avec le slogan suivant : « la police doit protéger les citoyens et non les frapper. STOP à la violence ». 

Lorsque j’ai vu pour la première fois cette insulte lancée à l’encontre des forces de l’ordre, j’ai été tout particulièrement indigné. Cette publication est scandaleuse, surtout dans une période durant laquelle les effectifs de police  sont sous alerte permanente afin de nous protéger. Situation qui risque par ailleurs de se poursuivre puisque le gouvernement réfléchit actuellement à une éventuelle prolongation de l’état d’urgence.

Non Monsieur Martinez, la police ne prend pas de plaisir à donner des coups. Non Monsieur Martinez, tous les manifestants ne sont pas des anges, il y a dans leurs rangs des dizaines de casseurs uniquement présents pour en découdre avec la police et dégrader les biens publics. Alors quelle attitude adopter face à ces quelques individus? Bien évidemment, la police ne peut répondre aux pavés par des caresses. Les forces de maintien de la paix sont là pour protéger la population, sans oublier que derrière chaque uniforme se trouve un citoyen...

Si la CGT dénonce les quelques « bavures » policières qui ont eu lieu durant les mouvements sociaux que connaît la France depuis près d’un mois, je ne l’ai pas entendu condamner les batailles en rangs serrés qu’ont à affronter à chaque fin de manifestation les gardiens de la paix.

La violence, qu’elle soit fondée sur une colère légitime ou non est intolérable. Lorsque l’on voit des vitrines commerciales brisées, la place de la République squattée, les alentours dégradés, les riverains dérangés… je ne peux que déplorer le fait que la centaine de manifestants qui reste place de la République depuis des semaines oublie que ce n’est pas parce qu’on est citoyen français que l’on a tous les droits. On a aussi des devoirs. Les manifestations, les sit-in, les pétitions pour faire entendre ses revendications, d’accord. Mais les autorités doivent appliquer la loi afin de garantir l’ordre public.

Vous, Monsieur Martinez, qui êtes si prompt à revendiquer vos droits, vous ne devez pas omettre qu’il existe des règles que nous sommes tous tenus de respecter afin de pouvoir vivre ensemble. C’est d’ailleurs ce que dispose l’article 4 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 : « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui (…) ». 

Que le peuple exerce une pression populaire sur ses dirigeants est une chose. Mais une centaine d’individus ne doit pas monopoliser l’attention médiatique de tout un pays. Ce sont ces mêmes personnes qui d’un côté exigent des élus des prises de décisions courageuses, et de l’autre, empêchent les politiques de mener à bien leurs missions, en prenant ainsi en otage le reste d’une nation. Les Français ne peuvent pas dire qu’ils n’ont plus confiance en leurs politiques si on empêche les élus de faire leur travail.

Qui paiera les pots cassés laissés par Nuit Debout ? Qui en assumera la responsabilité ? A l’heure où la France doit faire face aux nombreux dangers et aux obstacles qui nous menacent, je préfèrerais que nous restions unis, face au risque d’embourber un peu plus notre pays dans l’immobilisme le plus complet. 

Publié le 21/04/2016

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