Claude Capillon
Maire de Rosny-sous-Bois, 1er Vice-Président de Grand Paris Grand Est
www.claudecapillon.fr

  • Articles 2017 / 2018
  • Ce n'est qu'un au revoir Anny...

Article précédent
La Seine-Saint-Denis représentée à Paris Métro...

Article suivant
2015, année de tous les espoirs ?!

Ce n'est qu'un au revoir Anny...


 

Avec Anny Goyer au centre et José-Manuel Goncalves à gauche.

Ci-joint un projet de discours (seul le prononcé fais foi)

 

Monsieur le Président, 

Madame la directrice, chère Anny,

Chers collègues,

Mesdames, Messieurs,

 

Nous sommes rassemblés ce soir dans cet espace Simenon pour assister à l’un des derniers spectacles de l’année et qui plus est sur un thème qui m’est cher : le cirque.

Je souhaite remercier le conseil général qui l’a cofinancé par le biais d’une convention avec la ville de Rosny-sous-Bois et dans le même temps excuser le président et le vice-président absents ce soir pour ce rendez-vous.

Rosny-sous-Bois est la seule ville du département avec Saint-Denis à proposer un enseignement amateur et une programmation en musique, danse, théâtre, arts plastiques et cirque.

C’est un axe privilégié de sa politique culturelle dont le cirque est la spécificité.

 

Figurez-vous, Messieurs, Dames que le cirque et Rosny-sous-Bois, c’est une longue histoire d’amour.

Tout débute en 1983, grâce à la détermination de quelques passionnés qui vont faire de Rosny-sous-Bois un lieu emblématique du cirque en France et même dans le monde.

Quelques passionnés un peu fous qui vont en peu de temps participer au renouveau du cirque.

Après cinq années d’exercice et un nombre croissant d'adhérents, l’Ecole de Cirque de Rosny-sous-Bois est créée en 1988.

Les mises en scène singulières de feu Bernard Turin couronnent l'Ecole de Cirque dans de nombreux concours internationaux puis tout s’enchaine très vite et vient le temps, en 1990 de la création du Centre National des Arts du Cirque de Châlons-en-Champagne.

Un cycle de formation menant au premier diplôme d’Etat est créé. Sous l’impulsion de Bernard Turin et d’Anny Goyer notamment se développe un projet ambitieux et novateur : faire de l'artiste de cirque un artiste à part entière et du spectacle de cirque un spectacle au même niveau d'exigence que la danse et le théâtre.

La pluridisciplinarité des enseignements y est privilégiée. La pédagogie de la reproduction et de la transmission de maître à élève est résolument écartée : l’étudiant se confronte à des intervenants

L’école prend alors son nom définitif d’Ecole Nationale des Arts du Cirque de Rosny-sous-Bois (ENACR). Il fallait un écrin à la hauteur des ambitions circassiennes et c’est en 2004 que le Ministère de la Culture, le Conseil Régional, le Conseil Général et la Ville inaugurent le nouveau chapiteau de l’ENACR, l’ancien ayant succombé à la terrible tempête de 1999.

Bernard Turin décède malheureusement peu après laissant un vide profond dans le monde du spectacle vivant mais l’énergie créatrice est telle que tout repart très vite. En 2008, José-Manuel Gonçalves, alors directeur de la Ferme du Buisson, est élu Président de l’école, il est assisté dans sa tâche par Anny Goyer toujours présente qui prend la direction de l’école et la certification de l’ENACR se poursuit.

Après plus de 30 ans d’activité, l’Ecole Nationale des Arts du cirque de Rosny-sous-Bois est devenue une véritable plateforme d’apprentissage des arts du cirque en formant artistes de demain et amateurs de tous âges, tout en étant un lieu d’entrainement et de répétition pour les professionnels des arts du cirque.

Car l’ENACR n’est pas un lieu fermé, réservé aux futurs professionnels du secteur, loin de là. Dès sa création et avant même sa dénomination finale, le cirque a toujours été partagé entre amateurs de tous âges et professionnels. C’est à mon sens ce qui en fait un lieu unique qui participe à la définition de l’identité rosnéenne.

Ce spectacle est aussi un peu particulier car ce sera le dernier d’Anny Goyer en tant que directrice de l’ENACR qui quitte ses fonctions. Après de nombreuses années de dévouement, elle a décidé de prendre une retraite bien méritée.  Je lui souhaite le meilleur et l’invite à revenir à Rosny-sous-Bois où elle est chez elle quand elle le désire.

Anny, le temps a forgé des liens d’amitiés solides entre-nous et je te remercie pour tout ce que tu as fait.

A peine partie, il va nous falloir te remplacer malheureusement, les nouvelles ne sont pas réjouissantes puisque le Ministère de la Culture m’a fait part de son souhait de mettre en place une concertation avec l’ensemble des partenaires institutionnels en vue de déterminer réfléchir à une réorganisation de la filière circassienne en France. Au nom de la ville de Rosny, j’ai déjà soumis quelques idées dont la création d’un grand pôle circassien sur la ville. Monsieur le Président, Cher José-Manuel, Chère Annie, en cumulant tous nos appuis et en coordonnant nos discours, je suis certains que nous saurons convaincre le ministère de la culture de la pertinence de mes propositions. J’espère pouvoir compter sur votre soutien.

 

Avant de laisser la place au spectacle, je voudrais que tu viennes à côté de moi, chère Anny pour que toute la salle puisse t’applaudir puisque c’est le remerciement qu’il sied de donner aux artistes.

Merci, bravo et joyeuses fêtes à tous !

 

Publié le 23/12/2014

Commentaire

Recopiez le code